À l'ENAP, la réussite des étudiantes et des étudiants est importante. Au delà de nos programmes d'études de 2e et 3e cycle, les personnes inscrites peuvent bénéficier du soutien de toute une équipe. De l'aide financière au soutien psychosocial, la vie étudiante passe aussi par le soutien aux personnes en situation de handicap.
Au Service à la communauté étudiante (SCE), l'accompagnement individuel, la mise en place d'un plan d’intervention pour la poursuite des études et l'évaluation des besoins tout au long du parcours universitaire est un exercice qui se fait avec l'ensemble des personnes concernées. Corps professoral, chargées et chargés d'enseignement, soutien pédagogique, équipe de la bibliothèque, tout le monde apporte sa contribution. Les conseillères au service aux étudiants Catherine Normandin et Emmanuelle Vincent sont deux des personnes qui s'occupent des demandes des étudiantes et étudiants à ce sujet.
Un milieu d'études qui sait s'adapter
Les personnes en situation de handicap se retrouvent dans tous les programmes d’études, il n’y a donc pas de profil type. Lorsqu’une personne en situation de handicap demande des accommodements, c'est par nécessité. Pour soutenir la réussite, l'université peut mettre en place des stratégies. Les outils, les espaces ou les façons de communiquer se doivent alors de tenir compte des besoins de toutes et de tous. Pour favoriser l'inclusion, la question que les équipes se posent est donc « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour permettre la pleine participation de la personne en situation de handicap (PESH)? ».
Autant de personnes que de solutions
Les personnes en situation de handicap se retrouvent dans tous les profils et tous les campus de l’ENAP. Certaines vivent avec un trouble d’apprentissage, un trouble déficitaire de l’attention, un trouble de santé mentale, une situation médicale chronique, une limitation physique ou sensorielle, un trouble du spectre de l’autisme, et parfois une combinaison de plusieurs difficultés.
Comme l’ENAP est une université de cycles supérieurs, sa clientèle doit composer avec des réalités propres aux études de 2e et de 3e cycles : conciliation études-travail-famille, retour aux études après plusieurs années, exigences élevées en lecture et en écriture, travaux longs, recherche, etc.
Les besoins ne sont donc pas seulement liés au handicap lui-même, mais aussi au contexte universitaire.
En quoi consiste l’accompagnement offert par le SCE?
Une personne qui vit une situation de handicap affectant la poursuite de ses études peut communiquer avec le SCE afin d’obtenir de l’information, de faire analyser ses besoins et, lorsqu’on estime que c’est pertinent, de mettre en place des mesures d’accommodement.
Ces mesures peuvent concerner les examens, les délais, l’accès à certains outils ou encore les modalités de réalisation de certaines activités. L’objectif est de réduire les obstacles qui nuisent à la démonstration des compétences tout en maintenant les exigences universitaires du programme. Afin de mieux planifier les mesures et d’agir de façon préventive, il est préférable de communiquer avec le SCE le plus tôt possible.
Sur le plan de l’accompagnement, celui-ci commence par une rencontre individuelle avec la personne responsable. Cette première étape permet de prendre le temps de comprendre la situation de la personne faisant la demande, son parcours, les obstacles rencontrés ainsi que les exigences de ses cours ou de son programme. Par la suite, des mesures susceptibles de soutenir sa réussite sont déterminées en tenant compte de ses besoins et du cadre universitaire. Concrètement, cela peut mener à la mise en place d’un plan d’intervention, à des échanges avec le corps professoral, les chargées et les chargés d'enseignement et les services concernés. Un suivi est effectué par la suite, surtout si la situation évolue.
L’équipe du SCE accompagne également les personnes étudiantes dans la compréhension de leurs droits, de leurs responsabilités et des démarches à effectuer. Une part importante de ce rôle consiste aussi à effectuer la médiation et la coordination. Il s’agit notamment de traduire les besoins en mesures concrètes, réalistes et applicables dans le contexte universitaire, tout en respectant la confidentialité.
Favoriser l'inclusion et la réussite
Chez certaines personnes, les limitations peuvent être invisibles, mais tout de même contraignantes. Les accommodements ne sont pas mis en place pour diminuer les exigences ou rendre le parcours plus facile, puisque ces mesures ne retirent pas les exigences essentielles d’un cours ou d’un programme. Elles visent plutôt à permettre à la personne en situation de handicap de démontrer ses compétences autrement et dans des conditions plus équitables.
Pourtant, certaines personnes hésitent à se manifester parce qu’elles craignent d’être perçues comme moins compétentes ou moins légitimes dans leur parcours universitaire. Cela peut entraîner un report des démarches menant parfois jusqu’à une situation de détresse ou d’échec.
Un autre obstacle que l’on observe concerne la complexité des démarches. Même lorsque les services existent, il est important que l’information soit facile à trouver, que les étapes soient claires et de se sentir appuyé en cas de demande de soutien. À l’ENAP, les personnes étudiantes en situation de handicap sont souvent à un stade avancé de leur parcours universitaire, de sorte que plusieurs ont déjà entrepris des démarches similaires ou rencontré des intervenantes et intervenants auparavant.![]()
Pour en savoir plus sur les services pour les personnes en situation de handicap et pour y recourir, contactez le SCE.
Comme université, il est également important de favoriser une culture d’accessibilité plus large, qui ne repose pas uniquement sur des accommodements individuels. Cela suppose de penser l’accessibilité dès la conception des cours, des plateformes numériques, des communications, des locaux, des activités et des évaluations. La formation du personnel enseignant et administratif est aussi un levier incontournable. Une meilleure compréhension des réalités des personnes en situation de handicap permet de réduire les malentendus, d’intervenir plus tôt et de collaborer plus efficacement.![]()
Au quotidien, plusieurs gestes individuels peuvent favoriser l’inclusion et il est important de ne pas présumer des capacités ou des besoins d’autrui et de favoriser un climat où il est possible de demander de l’aide.
En offrant des services d’accompagnement accessibles, en simplifiant les démarches, en formant le personnel aux enjeux liés au handicap et en s’assurant que les pratiques pédagogiques sont inclusives, un établissement universitaire peut normaliser la diversité des façons d’apprendre, de travailler et de participer à la vie sur les campus.
En tant qu'université, nous devons poursuivre nos efforts afin de rendre les environnements physiques et numériques pleinement accessibles aux personnes en situation de handicap. Cela passe notamment par l’aménagement des espaces, mais aussi par l’amélioration de l’accessibilité des ressources numériques, comme le site Web ou la plateforme Athenap.
Parmi les autres solutions à envisager, l’organisation des espaces afin d’offrir des environnements adaptés aux différents besoins. Par exemple, la mise à disposition de lieux calmes peut aider celles et ceux qui vivent avec des enjeux de santé mentale ou des troubles de l’attention (TDA, TDAH, anxiété, etc.) en leur permettant de se retirer momentanément et de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions.
Ces ajustements peuvent contribuer à créer un milieu d’apprentissage plus inclusif et mieux adapté à la diversité des réalités étudiantes.
À propos des programmes d'études de l'ENAP
L'ENAP propose une offre de cours et de programmes universitaires variée aux personnes qui souhaitent parfaire leurs connaissances. Que ce soit pour des programmes d'études de 2e ou de 3e cycles, les étudiantes et les étudiants ainsi que les personnes en emploi y trouvent un vaste choix pour répondre à leurs besoins et développer une carrière à leur image.